Le temps invisible du recrutement

Quand on parle du coût d'un recrutement, on pense aux annonces, aux jobboards, aux honoraires d'un cabinet. Beaucoup moins au temps des équipes. Or c'est souvent là que se trouve la plus grosse dépense.

Prenez une journée type d'un recruteur. Des CV à parcourir, des appels à passer, des messages vocaux, des rappels, des entretiens à organiser. Une bonne partie de ces échanges sert à vérifier des choses simples : le candidat est-il vraiment motivé ? S'exprime-t-il clairement ? A-t-il compris le poste ? Et dans beaucoup de cas, la réponse arrive en quelques secondes. Le reste de l'appel sert à conclure poliment.

La méthode de calcul

Munissez-vous de vos chiffres du dernier trimestre. Pour un poste type :

  1. Nombre de candidats appelés en préqualification (A).
  2. Durée moyenne d'un appel, en comptant la prise de contact, les messages laissés et les rappels (B, en minutes).
  3. Nombre d'entretiens programmés après ces appels (C).
  4. Durée moyenne d'un entretien, préparation et compte rendu compris (D, en minutes).
  5. Nombre de candidats finalement retenus pour la suite (E).

Le temps total passé avant la décision est : A × B + C × D.

Le temps passé avec des candidats non retenus est : (A − E) × B + (C − E) × D.

Faites le calcul pour un poste, puis multipliez par le nombre de postes ouverts dans l'année. Le résultat surprend souvent.

Un exemple pour fixer les idées

Chiffres fictifs, à remplacer par les vôtres : 30 candidats appelés, 20 minutes par appel en moyenne, 8 entretiens d'une heure et demie, 2 candidats retenus pour le dernier tour.

Cela fait 600 minutes d'appels et 720 minutes d'entretiens, soit 22 heures pour un seul poste. Dont près de 19 heures consacrées à des candidats qui ne sont pas allés plus loin.

Ces heures ne sont pas toutes inutiles : on apprend toujours quelque chose. Mais une grande partie aurait pu être évitée si le recruteur avait vu et entendu le candidat avant de décrocher son téléphone.

Où agir en priorité

Sur la préqualification. C'est l'étape la plus répétitive. Remplacer une partie des appels par des réponses vidéo à quelques questions permet de voir en une minute ce que l'appel aurait montré en vingt.

Sur le choix des entretiens. Mieux on connaît les candidats avant de les rencontrer, moins on programme d'entretiens « pour voir ». Chaque entretien évité, c'est une heure et demie rendue au recruteur et au manager.

Sur la coordination. Moins d'appels, c'est aussi moins de messages laissés, de rappels et d'agendas à caler.

Et le temps du candidat ?

Le calcul vaut aussi de l'autre côté. Un candidat passe des heures à adapter sa candidature, puis attend un appel, décroche au mauvais moment, rappelle, patiente. Beaucoup finissent par abandonner un processus trop long, et ce sont souvent les plus demandés.

Un premier échange plus rapide et plus clair, où il peut se présenter quand il le souhaite, améliore son expérience autant qu'il fait gagner du temps au recruteur. Dans un marché où les bons profils ont plusieurs pistes en parallèle, la rapidité de réponse devient un avantage concret.

45 secondes pour gagner 45 minutes

C'est l'idée qui guide WhyMe. Quelques secondes de vidéo suffisent souvent à se faire une première idée juste d'une personne : sa façon de parler, son envie, son énergie. Ces quelques secondes évitent des appels et des entretiens qui n'auraient rien donné.

Avec WhyMe, vous ajoutez vos questions, le candidat répond en vidéo, et vous recevez une vidéo d'une minute, montée. Vous choisissez ensuite qui rencontrer, en connaissance de cause.